L’obsolescence programmée de nos sentiments – Zidrou & Aimée de Jongh

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Titre 
: L’obsolescence programmée de nos sentiments
Auteur : Zidrou & Aimée de Jongh
Editeur : Dargaud
Date de publication : 2018
Prix : 19.99 euros
(144 pages)

Note : 3/5

1Lui, il s’appelle Ulysse. Il est veuf depuis plusieurs années et lorsqu’il perd son travail de déménageur, à 59 ans, une grande solitude s’empare de lui. Impossible même de s’entourer de ses enfants : sa fille est morte dans un accident à l’âge de 16 ans et son fils est très pris par son travail.
Elle, c’est Mme Solenza. Méditerranée de son prénom, 62 ans au compteur. Ancien modèle (elle a fait la couverture de Lui dans sa jeunesse !), elle ne s’est jamais mariée et tient la fromagerie de sa mère qui vient de décéder après une longue maladie.
Si leurs jours s’écoulent tristement et leurs occupations ne suffisent pas à masquer l’isolement qui est le leur, c’était sans compter un miracle émotionnel. Car entre cette femme et cet homme va se tisser une histoire d’amour d’autant plus belle qu’elle est tardive, et merveilleusement porteuse d’avenir…

2

J’ai d’abord été attirée par cette BD pour son titre doux-amer : “L’obsolescence programmée de nos sentiments”, puis par son résumé. Les livres qui mettent en avant des personnages passés la cinquantaine sont plutôt rares. J’étais donc curieuse de découvrir cette histoire.

La première partie de la BD est plutôt sombre.
On découvre Ulysse, 59 ans, retraité de force par un licenciement ; et Méditerranée, 62 an, qui vient de perdre sa mère.
On suit leurs réflexions peu joyeuses sur la vie. Chacun a l’impression que son existence arrive à terme, que plus rien ne pourra lui arriver. Les auteurs de la BD ont très bien su retranscrire cette “obsolescence programméede notre existence. C’est très fort et juste. Les dessins sont magnifiques, à la fois doux et percutants.

Puis à la moitié, les deux personnages se rencontrent et leur destin prend un tout autre chemin. Ils passent de l’accablement de la soixantaine à une joie presque adolescente des premiers émois.
J’ai beaucoup aimé le jeu des dessins sur le corps des personnages, très réalistes. Pas de courbes lisses, les années et la gravité ont tracé leur chemin sur Ulysse et Méditerranée.

Tout est beau dans cette bande-dessinée, sauf la fin, qui m’a parue de trop. Je n’ai pas compris le choix des auteurs. Ils ont instauré une atmosphère juste et proche de la réalité que la fin vient complètement chambouler. C’est, pour moi, le seul point négatif.

 Merci aux éditions Dargaud pour l’envoi de cette BD.

6 réflexions sur « L’obsolescence programmée de nos sentiments – Zidrou & Aimée de Jongh »

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